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Parce qu'il est peut être temps de comprendre qu'Israël est le pays qui a le plus à gagner à la création d'un État Palestinien libre et ouvert...

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Dimanche 3 mai.

Ca faisait longtemps. Une vraie journée d'alyah.

Attention. Je ne veux surtout pas dire que toutes les journées d'alyah sont des journées de merde, non... Mais il faut tout de même reconnaître que je les accumule.

 

Matin. Rendez-vous chez l'orthodontiste. Il m'annonce ses prix. 6000 euros pour les deux filles. Mais on peut faire un échéancier sur 2 ans. Ouf.

2000 shekels par mois, ça va ?

400 euros par mois ? Bien sûr.

Bon, je vous fais taper ça.

Et là, vous le croirez ou non, mais je me suis fait un malaise sur mon petit fauteuil.

 

Et vas-y qu'une va me chercher un sucre. et qu'une autre m'apporte un petit café et qu'on me demande ça va, vous vous sentez mieux ? Mettez-vous dans ce fauteuil, ne bougez plus, reposez-vous.. La honte.

 

Je sors de là, titubante, je n'allais quand même pas y passer la journée.

Cent mètres plus loin, remalaise.

 

Je stoppe la voiture au milieu de la route, enfin, pas tout à fait, sur le trottoir, mais la voiture derrière est obligée de me contourner et je vais voir le type pour lui expliquer que je me sens mal et que je suis désolée qu'il doive tourner un peu son volant et le type m'engueule, et tu peux pas rester là, et la police va t'enlever ta voiture et je sais pas quoi, je le plante là, renonce à la pharmacie, puisqu'il ne veut pas et me plante devant le kiosque, tu n'aurais pas un morceau de sucre ?

Le type du kiosque est désolé, mais alors désolé, il me propose un  verre de soda, du sucre ç'aurait été mieux, il écarte les bras, je n'en ai pas.

C'est vrai, il est juste marchand de bonbons.

J'ai laissé mon sac dans la voiture, je ne la ramène donc pas et reprends le volant sous les klaxons.

 

Retour à la maison en passant par la copatrolim, mais il n'y a pas de docteur disponible avant 4 heures. Victorine m'attend à la maison pour son cours. La préciosoté au XVII ème.

Julie me fait corriger son devoir de maths.

 

16h. Jacques arrive. Nous appelons la maison à louer rue Korjak. RV pris pour 19 heures, cela me laisse le temps d'aller changer les dvd à la médiathèque. Sur le chemin, je m'arrête à la copatrolim et prend rendez-vous pour une prise de sang demain matin.

 

A la médiathèque, je rencontre le charmant Yéhuda qui me relance pour mon projet de salon littéraire. Debout devant son bureau pendant la demi-heure de conversation, je décide de ne pas me donner en spectacle et me tiens plutôt bien. Direction la rue Korjak pour visiter une jolie maison de 135 m2, 5 chambres.Enfin, ça, c'est ce qui est écrit sur l'annonce.

 

Sur le chemin, la voiture me parait bizarre. La voiture me parait toujours bizarre, mais là, plus. Je me gare prudemment pas trop loin de la maison à visiter, bien décidée à tout vérifier avant de redémarrer.

 

La maison est une catastrophe. Sur les 5 chambres, l'une est le salon, normal, les trois autres réunies ne font pas 20 m2 et la dernière au fond du jardin est toute moisie. La salle de bains est minuscule et sans baignoire, le tout dans ce désordre si paticulier des israéliens qui me réconcilie illico avec mes enfants. quand je pense que j'ose leur dire qu'ils sont bordéliques.

Soit.

 

Je retourne à ma voiture. Encore si chaude que je ne peux rien vérifier. Je rentre donc à pied à la maison. Pas question de prendre de risques. Je reviendrais vérifier à froid tout à l'heure avec mon fils.

 

Maison. Je fais une daube aux enfants. Mon fils a un devoir de physique, il m'attendait pour qu'on en profite ensemble. Demain, on fera mon devoir de maths, n'est-ce pas, maman, susurre ma fille. La petite dernière chantonne. Et mon devoir d'anglais, on le fait quand ?

Je commence à fatiguer. Fais-le avec ta soeur, je vais ramener la voiture avec ton frère.

 

Las. La voiture qui pourtant a de l'essence, de l'eau, de l'huile, refuse de démarrer. Appel au dépanneur. Qui vient dans deux heures. C'est con. Je serais bien allée me coucher, moi.

 

Minuit, l'heure du crime. Le dépanneur me sourit. Je ne peux pas prendre ta voiture. Tu n'as pas passé le contrôle technique. Tu avais jusqu'à fin mars pour ça et on est début mai.

 

Bilan. Il faut que j'aille d'abord régler l'année d'assurance au ministère des transports en espérant que je ne vais pas être verbalisée pour le retard, puis que je fasse réparer la voiture, entièrement à mes frais, puisque pas un dépanneur d'assurance n'acceptera de prendre en charge une voiture hors contrôle, puis que je soumette cette poubelle au fameux contrôle, puis que je retourne au ministère des transports valider tout ça.

 

Je crois que je vais refaire un petit malaise.



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