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Parce qu'il est peut être temps de comprendre qu'Israël est le pays qui a le plus à gagner à la création d'un État Palestinien libre et ouvert...

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Lundi 2 mars

Nous avons donc fini par nous rendre à Eilat.

Je ne connais pas Juan les Pins, mais j'imagine que ça ressemble.

Question. L'argent rend-il con ?

Non, bien sûr. Mais alors, c'est encore plus triste. Si la richesse ne guérit pas de la connerie, à quoi bon, mon dieu, à quoi bon.

Hôtel grand luxe. Plein d'étoiles sur la porte. Aucune dans les yeux de personne, peu de ciel sauvage, mais sur la porte, plein. Soit.

Des piscines en veux-tu en voilà. A vagues, à plage, le must du must, du sable sur le rivage de la piscine à débordement. Mosaïques bleues lagon. Une merveille.

Oui, mais mes trésors, dehors, pas si loin, il y a un vrai lagon, avec de la vraie eau bleue qui miroite entre les coraux. Dehors, pas si loin, il y a du vrai sable, même qu'en allant un peu plus loin, il y a du désert, parce qu'ici, la plage est comme la mer. A perte de vue. Trop fort.

Maman, tu ne vas pas commencer. Laisse aller. Tiens, regarde, on t'a réservé un transat.

Merveilleux.

Le fin mot de l'histoire, c'est quedans notre vie de tous les jours, nous sommes entourés de gens qui vivent ces situations teint carotte et serviette en bandoulière, trop fun. Et, vieux reste d'enfance, je crains toujours que mes enfants croient qu'on ne fait pas parce qu'on ne peut pas. Alors, perversement, je me suis pensée, faisons-nous une fois pour toutes le total look, cinq étoiles, Djonaton, tchami ta krrême à broanzéé, tout bien, un peu cher, mais si ma liberté en dépend, si c'est le prix à payer pour les tentes bédouines et les nuits bleues au clair de lune, djonaton et Djenniferr, nous voilà.

J'ai donc héroïquement tenu deux jours. Le matin du troisième jour, j'ai compris que j'avais atteint ma limite. Djonaton ?! Argh.

Mais Maman, tu avais dit que ce we était tout à nous, oui, mais là, maintenant, c'est mon tour, je veux du vrai sable et du chameau, et le premier qui dit le mot Castro, je pleure, en marche, direction les dunes. On n'y va pas en taxi? Pas de taxi, on marche, je veux longer la mer. Maman, arrête, on n'est pas punis. Tu as raison, toutes les punitions du monde devraient être celle-ci, longer une mer bleue dans les dunes blondes entre Eilat et Akaba.

Grâce à Gil, notre guide tombé du ciel, un délicieux petit jeune homme croisé dans l'autobus de l'aller, nous avons atterri chez Yusuf, le bédouin, et nous avons fumé le narguilé de la paix dans sa tente orientale. Moment de magie pure.

Il suffit de si peu pour que la vie soit autre.

 




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